PART 3: Sunny Friday.
[dans un exploit d'originalité, j'ai mis les jolies - alors allez-les voir! - photos de la journée dans l'album appelé Sunny Friday]
Ce matin-là, fraîches et disposées dès 8h30, on a failli croire que décidément, le métro new-yorkais nous détestait. Parce qu'encore une fois, alors qu'il était censé s'arrêter, il a encore filé
une station de trop. Donc changement à Bleeker St. et de là on file sur la 86th St. Pour tomber, peu de temps après, sur le Gugghenheim. Dont on n'a visité que la boutique de souvenirs.
On s'est ensuite dirigées tranquillement vers le Metropolitan Museum en passant par Central Park, son lac, ses joggeurs, ses écureils et ses feuilles mortes.
Charlotte nous a rejoint au Met. (voyez comme je me la pète à utiliser l'abbréviation) et ensemble, on a déambulé dans ce labyrinthe qu'est ce musée. C'est l'équivalent du Louvres. Magnifique et
imposant.
Rimbaud, Vermeer, Monet, Degas, Modigliani, Pollock, Warhol, Picasso... des déjàs-vus au Moma mais c'est toujours aussi passionnant. Et toujours aussi frustrant de ne pas pouvoir y rester plus
longtemps. Je pense qu'on y est restées près de 2h30, chacune déambulant à son rythme dans les galleries. Paraît que c'est aux talons qu'on m'entendait arriver, tiens comme c'est étrange.
Après le Met, on a profité de Central Park. C'est aussi joli que dans les livres et les films. Il faisait grand soleil, on n'avait pas froid, c'était tout simplement magique.
[La statue d'Alice aux pays des merveilles]
On a rejoint ainsi la 5th Ave. et là, adieu douce tranquillité de Central Park, bonjour excitation, consommation du Black Friday. Un Américain, il faut croire que parfois c'est très basique: on
lui dit Thanksgiving est le coup d'envoi de Noël, et bien dès le lendemain, il commence ses cadeaux ! Dans le métro du matin, on avait déjà trouvé des gens revenant avec des poches de shopping à
Macy's ou autre (oui, à 9h du matin). On savait aussi que Toys'r 'us, sur Times Square, ouvrait à 5h du mat'. Ce qui n'avait pas manqué de nous faire nous demander quand est-ce qu'il trouvait le
temps d'installer tout ce qu'il fallait comme décos de Noël. Mais bref, Black Friday c'est LA tradition et le premier jour des soldes aussi (quoiqu'ici difficile de savoir quand il n'y a pas de
soldes) donc la 5ève Avenue grouillait d'un monde incroyable.
S'arrêtant à peine, on s'est frayées un chemin jusqu'au McDo. Et pui fait notable: j'ai mangé mon PREMIER Mcdo américain. Rien ne vaut celui du Busquet, certes, et ils ne font pas les potatoes
aux States mais vous savez quoi? C'était hyper bon.
On a ensuite été à Times Square: l'idée, c'était de faire la queue pour avoir les billets de dernière minute moins chères pour les comédies musicales... oui dit comme ça, "places de
dernières minutes" prises à 14h, c'est pas franchement crédible. Mais bref, c'est la règle new-yorkaise. On faisait pas la queue depuis un quart d'heure qu'on en a eu marre. Il faisait
soleil et on avait envie de voir NY, pas de rester à faire la queue.... encore à Times Square.
On est donc parties à Greenwich Village le quartier bobo par excellence, celui que j'ai préféré. Des jolies maisons colorées alignées, des petites boutiques, des semblants de boulangerie. Il y
avait même un cinéma qui passait, tenez-vous bien, Nosferatu et Un conte de Noël (de Despleschin). Des classiques et des films d'auteur ! Si c'est pas un signe que ce quartier est fait pour moi
un jour... ha ha.
[I am Carrie
Bradshaw]
La balade, guidée par Charlotte, était merveilleuse. On a fait deux petits pèlerinages télévisés : l'immeuble de Friends et l'appart' de Carrie Bradshaw dans Sex and the City. Vu mon intérêt plus
que mesuré pour ces séries, je ne saurais vous parler de la valeur émotionnelle de ces endroits. Mais les quartiers sont sympas.
Devant celui de Carrie Bradshaw, un mec est venu à nous pour nous demander (en anglais): "est-ce que quelqu'un de célèbre vit ici?" Charlotte lui explique. Lui: "Ah, parce que je passe devant
tous les jours, et il y toujours des gens qui se prennent en photo. Moi je ne comprends pas, toutes les maisons de la rue sont les mêmes mais non, c'est devant celle-là! Ah ah thankyou". Comme
quoi, y'a pas que moi qui ne savait pas que Carrie Bradshaw vivait à Greenwich Village.
Sur le retour, nous n'avons pas sacrifié à la pause goûter au café appelé Au Bon Pain (à défaut d'aller au Pain Quotidien, mon fantasme parisien absolu trop cher à NY on s'est rabattu sur le
cheapest): vacances chez moi rime avec muffin alors que voulez-vous, il fallait bien ça après le Mcdo.
17h15, on a repris une de nos spécialitées : faire la queue, toujours à Times Square, et pour des places de dernières minutes. Mary Poppins trop cher, on a opté pour Le Fantôme de
l'Opéra.
Il nous restait un peu de temps avant le spectacle et notre pass visite se terminait le soir même. Histoire de le rentabiliser complètement, on est allées, Charlène et moi, faire le musée de
Madame Tussaud. Charlotte a (encore!) patienté en faisant les boutiques. Mais sans conteste, elle a réalisé un meilleur investissement en faisant les boutiques qu'elle n'aurait fait en venant à
Tussaud.
1) je n'aime pas le concept des gens en cire, de se prendre en photo avec des faux, je trouve ça stupide.
2) il n'y avait pas grand chose ou ils étaient mal fait, ou ils étaient trop jeunes l'époque où ils ont été modelés.
3) y'avait une partie maison hantée avec des gens qui te suivaient avec des masques et ça ME fait peur.
Donc c'était assez naze. Marrant mais assez naze.
Le Fantôme de l'Opéra au théâtre Majestic, par contre, a été un vrai plaisir: les lumières, les décors, les costumes, tout est magnifique et maîtrisé. On était tout en haut mais on y voyait
très bien. Seul bémol: un anglais pas facile à comprendre. Mais bon, les chansons faisaient passer les interrogations.
Sorties de là, vous croyez que les françaises épuisées vont se coucher ? Que nenni. D'un coup de métro, nous revoilà à Greewich Village pour rejoindre les amies de Charlène (étudiantes en
échange dans le Kentucky) dans un bar conseillé par le Routard (c'est elles qui l'ont trouvé, mais comme quoi, le Routard est une référence universelle): The Bitter End [la fin
amère].
Charlotte et moi ayons moins de 21 ans, on est entrées avec deux pièces d'identité de Charlène. Autrement dit oui, nous sommes toutes les trois entrées sous le nom de Charlène D....., née en
1985. Bravo les artistes.
Deux minis concerts et une bière (beeurk) plus tard, on a pris le chemin du retour. Histoire que la journée se termine avec une spécialité américaine, dernière anecdote du jour: les flics
arrêtent l'une d'entre nous.
Pour reprendre du début: on swipe notre carte de métro valable une semaine, tout se passe bien sauf pour une des amies de Charlène, dont la carte se bloque sans raison, comme ça arrive aussi à
Paris. Du coup, elle passe sous le tourniquet, ni vu ni connu... ah si oups, y'avait des flics derrière. Qui lui font la totale: la mettre à l'écart, papiers d'identité, dix minutes de blabla...
Leur problème, c'était qu'au lieu de demander au guichet pourquoi sa carte ne marchait pas, la pauvre touriste française était passée sous le tourniquet, à la suite de ses quatre copines qui
elles, avaient des cartes qui marchaientt. Il faut croire qu'à 1:30 du mat', les flics new yorkais s'emmerdaient.
PART. 4: Let's stay more!
[les photos des deux derniers jours sont dans l'album A little bit more]
Parce que nous, on s'installerait bien à New York en fait. Malgré la douche tiède-froide et sans pression du matin (mais dans la salle de bains où le pommeau
de douche est maniable attention!), le parquet qui colle douteusement ou les sept étages sans ascenseur. Tiens, pour savoir que vous êtes bientôt arrivés à destination, un indice: le linge de la
famille du sixième qui sèche dans la cage d'escalier. Les affaires d'enfants sont entre le cinquième et le sixième, les chemises du papa sont sur la rambarde du sixième et les serviettes de table
(?) entre le sixième et le septième. Un esprit italien à la mode Chinatown sous un appart' de Frenchies-American. N'est-ce pas un joli mélange ?
Donc samedi, comme un goût de presque fini. Ou de encore un peu. I wanna live there !
Géraldine, Charlène et moi somm
es parties vers 9h30.
Nous avons traversé Chinatown et son marché incroyable. Les étals offrent des aliments plus bizarres les uns que les autres et comme tout n'est pas traduit, impossible de savoir ce dont il
s'agit. Mais le plus surprenant est l'étal des poissonniers: vous avez déjà vu des poissons-chats vivants ? Les Américains sont fous de ça dans leurs assiettes. Et bien les Chinois les vendent
vivants. Ils remuent encore dans leur bassine sur le trottoir en clair. Hum. Et dans d'autres bassines, qu'on pourrait en fait plus définir comme des citernes, il y a des crapauds vivants. Non
mais beurk à la fin ! Je promets que ça fait un drôle d'effet de regarder ces crapauds verts et gluants entassés dans leur bassine.
Après Chinatown, on est passé par Little Italy, beaucoup moins matin
al, et donc beaucoup plus fermé. Quelques couleurs rouges, vertes et blanches sur les poteaux tout de
même.
De là, nous rejoignons le Financial District. Et Ground Zero. C'est un immense chantier avec pas grand chose à voir, tout le monde m'avait prévenu, mais tout de même, c'est important de se
trouver là. Depuis que j'étudie ici (oh ça fait bien de dire ça ah ah), je me rends encore plus compte de combien leur monde a changé aux amerloques après le 11 septembre; ils y reviennent sans
cesse. Nous avons donc fait le tour de l'endroit, en passant notamment par le Wall Street Center, où une expo de sculptures en boîtes de conserve était aussi organisée.
Nous avons poursuivi par une bonne heure et demie de shopping à Century 21. C'est un grand dépot-vente de marques en moins cher. Il y a moyen de trouver de bonnes affaires si tant est que l'on se
donne la peine de fouiller. Ce que je déteste faire et comme en plus je m'étais mise en restriction budgétaire, j'ai seulement traîné dans les rayons, et essayé des bottes magnifiques. Ah et des
lunettes de soleil aussi, mais comme il n'y avait de toute façon pas de Ray-Ban Aviator, pas de tentation. Charlotte nous a rejoint là, tandis que Géraldine, fatiguée, est rentrée.
Guidée par Charlotte, nous avons ensuite arpenté Wall Street qui se mettait peu à peu aux couleurs de Noël avec sapin et couronnes pour décorer l'entrée du New York Stock Exchange. On est
descendu jusqu'à Seaport, un endroit où les vieux voiliers sont amarrés en pied de building. Contraste charmant. Les quais sont en bois et l'endroit donne une jolie vue sur Brooklyn. Il y a
un Mall aussi, où nous avons déjeuné...
Puis nous avons rejoint en métro (avec pause dessert au Starbucks, of course) la 5th Ave. Apple Store, Schwarz l'immense magasin de jouets où des animations genre piano géant ou docteur de
poupées sont organisées à tous les coins -- il fait même faire la queue pour entrer dans le magasin --, Abercrombie le meilleur endroit pour les fringues, tellement chouette qu'ils ne se sentent
par contre pas concernés par l'idée des soldes -- donc plaisir des yeux uniquement! Disney Store, immense, H&M, Gap, American Girl Place (le concept du magasin: habille-toi comme ta poupée,
c'est effrayant). On a aussi fait le Levi's de Times Square.
On a repris le métro peu avant 20h pour rentrer et apprécier un French Touch dinner : une tartiflette, préparée par le coloc' Martin. Donc roblochon, salade, cigarettes, vin blanc et Jungle Speed
(c'est un jeu de cartes français, pour ceux comme moi qui n'en connaissaient pas l'existence avant d'arriver ici). On était neuf me semble-t-il et c'était délicieux. Une bien belle soirée...
Dimanche, dernier matin, ne pas sentir le blues quand on se lève, mais préparer la valise quand même. Soupir. Parce qu'il le faut bien.
Nous partons avec Charlène vers 9h35 pour acheter quelques souvenirs sur Canal Street, l'artère principale de Chinatown. Une petite heure plus tard, retour à l'appart pour repartir avec Géraldine
pour Harlem (arrêt métro: 125st). Il pleut, il fait froid donc j'ai vu Harlem à travers le parapluie de Charlotte qui nous y a rejoint, et j'ai plutôt admirer les flaques que les immeubles.
Je saurais tout de même vous dire qu'on est passé à côté d'un stade où des jeunes jouaient au football (le notre, le soccer) je crois. Quoique je ne sais plus, il pleuvait...
Harlem, pourquoi ? Pour aller à la messe. Mais attention, pas n'importe laquelle, une gospel messe ! Avec tout plein de noirs-américains sur leur trente-et-un, qui n'auraient pas dépareillés il y
a cinquante ans vu les tailleurs chics et les chapeaux. Et ça chante, et ça swingue, et ça vient nous serrer la main en nous chantant "Welcome". Je me demande concrètement quand est-ce qu'il prie
vu l'effervescence musicale, mais c'est génial. On y est resté une heure.
Vers 12h30, Géraldine nous a laissées et Charlotte, Charlène et moi sommes allées passer nos dernières heures new-yorkaise dans un monument de shopping: Macy's. Sept étages de bonheur. On a
déjeuné au sous-sol d'abord, où une cantine-food court à la mode américaine était proposée. Puis nous avons visité l'étage de Noël avec les millions de déco proposées.. Et les fringues
ensuite. De toutes les marques, avec moyen de faire des affaires. Je pense sérieusement qu'entre les chaussures et les habits, y'a de quoi se prendre une addiction au Macy's comme d'autres
deviennent addicts au jeu.
Et puisqu'il faut bien rentrer... On a quitté Charlotte vers 16h30 à la station de métro et sommes rentrées chez Géraldine. Fin de préparatifs de la valise, dernièrs papotages rapides. C'était Le
Seigneur des Anneaux: Les Deux Tours qui passaient à la télé.
Et bye bye New York. Ou presque (cf. article précédent sur l'aéroport).
Photos: merci Charlotte et Charlène... 5 jours, et pas assez de nos trois cartes mémoires réunies ! Plein les yeux plein les souvenirs.
Pour finir : merci à tous ceux qui ont rendu ce rêve possible par leur amitié, leur temps, leur diponibilité, leur patience, leurs sous (hihi). Et à tous ceux qui par leurs mails et
leur lecture de ce blog me portent dans cette aventure étasunienne!
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