C'est une réflexion récurrente chez nous autres les Français en ce moment. Réflexion dont je suis l'auteure, ce qui expliquera le fait que cette théorie puisse paraître philosophiquement tordue. Mais donc, ploucland city a parfois des airs de... Sims City.
Les Sims, ce sont ces mini-bonhommes issus du jeu d'ordinateur du même nom, que l'on crée et à qui on invente une vie sociale: on construit leur maison, on leur fait apprécier la société de
consommation en leur achetant vêtement, chats, et écrans plats, on décide de les marier avec le voisin, on les fait se balader dans une jolie ville proprette, etc. Une version
sophistiquée du Tamagochi. Les Sims m'ont toujours insupportés pour la simple et bonne raison que je trouvais ce jeu abrutissant.
Et donc, Tuscaloosa-campus, c'est un peu Sims City, en ce que nous évoluons dans un univers simple et fermé, tout entier dédié à l'étudiant et à son épanouissement physique, social et personnel
(certes, la caractéristique "football américain" est un peu trop poussée à l'extrême pour avoir valeur d'épanouissement intellectuel, mais la variable "ploucs" est à ne pas négliger,
rappelez-vous). Un univers qui semble si fake !
Donc, dans le monde merveilleux des étudiants, il y a tout à proximité, et tout à portée d'Action Card, la carte étudiante magique qui paye tout et n'importe quoi, depuis la lessive et
l'imprimante, au resto et au coiffeur du Strip (le Strip étant, je le rappelle, l'endroit "fun" et "off-working" en bordure de campus où l'on trouve le Publix, les "bars" et restos, et quelques
magasins dédiés aux souvenirs de l'université). Sans oublier que swiper l'Action Card (la faire passer dans la machine) donne également
accès libre à la merveilleuse salle de sport, ce cher REC center.
Simple, magique et merveilleux.
Partant de là, je me sens comme un petit personnage tendance playmobil qui, vue de haut, se balade de points en
points sur le campus. Le but du jeu, je ne l'ai pas encore trouvé, mais dans les Sims non plus , y'en a pas vraiment.
Le campus, c'est comme à Disneyland, les princesses en moins. Ou comme dans Pokémon, sans les Pokémon. Mais limite j'entendrais presque la petite musique qui va avec ce genre d'univers...
... Donc mettez la musique en cliquant ici. Et imaginez.
Personnage lisa needs to do sport. Direction REC center et ses machines.
Puis socialisation. Direction: le Crimson Café, tenu par des étudiants évidemment. Personnage Lisa prend un caramel macchiato et un Bagel. Hum !
Lisa doit travailler. Direction: la bibliothèque Gorgas Library.
Et ainsi de suite puisque personnage Lisa peut se nourrir dans les dining-hall à côté des dorms, où elle a son chez elle, ou bien faire des courses au supermarché.
A chaque fois (exception faite du supermarché), l'Action Card est requise.
On peut déplacer le petit bonhomme en marchant ou prendre un bus (gratuit, comme dans tout jeu vidéo qui se respecte).
Les bâtiments sont un mélange de style victorien, de colonnes grecques et de tours crénelées... ben oui, c'est bien connu, le chef indien Tuscaloosa a triomphé d'un seigneur moyen-âgeux il y a
quelques siècles, assurant la pérennité des Native Alabamians, avant que les cow-boys ne viennent foutre le bordel. Quoi, vous saviez pas?
Suis-je complètement folle ou vous suivez l'idée ? Bon enfin vous voyez où on en est de nos réflexions intellectuelles entre français.
La régression est telle que je m'autorise à porter mon sweat-shirt Rusty rouge le dimanche, ce qui ne m'était pas arrivé depuis deux ans, et que Loïc s'est acheté une Game Boy old school
(les premières, en noir et blanc) sur Ebay.
Mais bref, on s'imagine en Playmobil et ça nous fait marrer. Ca valait bien un post sur le blog.
Dans la même veine, série "bienvenue en tuscalife", à venir :
- les bus du campus: étude sociologique et psychologique de la philosophie de l'aléatoire... Ou comment développer le sens de la patience chez les étudiants... ou le goût de la marche.
- le Tracfone, merveille technologique au goût résolument vintage... Ou comment regretter son Nokia 3310.
- plongée dans le monde intellectuel du campus: les free conferences, leurs audiences et leurs propos.
(Indiquer le programme est un moyen de me mettre la pression voyez-vous)
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||