"Allo, Allo"
Imaginez.... une conversation sympathique entre amis, autour d'un caramel macchiato, d'un smoothie, d'un thé d'après dîner or whatever. Il y a des milliers de sujets à évoquer, n'est-ce pas ?
Certes, entre français, on revient souvent à un thème principal : la bouffe. Ce qu'on aimerait en rentrant, ce qui constitue nos envie absolues là tout de suite, ce que l'on n'a pas encore testé
aux Etats-Unis, les endroit où on devra aller en France, nos meilleurs souvenirs de restos (parisiens, tourangeaux, français), le sujet est intarrissable. On se fait l'effet de grands
frustrés quand l'un d'entre nous finit toujours par conclure : "ça fait vingt minutes que l'on parle encore de bouffe."
Mais il y a un autre sujet qui inlassablement revient dans la conversation : l'Iphone de
Loïc. C'est simple, je crois que je peux me constituer VRP d'Apple pour vendre la merveille technologique qu'est ce truc, tellement Loïc, fasciné et amoureux de la chose, nous en vend les
mérites et nous en montre les fonctionnalités plus que régulièrement. Ah ce moment où la conversation glisse subrepticement vers le "mais attend, regarde, moi avec l'Iphone" ou variante
"j'ai craqué telle ou telle application sur internet, maintenant je peux donc..." , quand ce ne sont pas les dernières vidéos de Youtube auxquelles on a droit.
Alors oui, cet outil est formidable, fabuleux, l'oeuvre du génie et "c'est l'avenir!" puisque ce pocket-monstre fait office de téléphone, agenda, mp3, appareil photo, disque dur, dictionnaire de
traduction, internet de poche, jeux stupides pour s'endormir (comme par exemple faire sauter des petits moutons par dessus une barrière).
Au prix où il est, j'attends qu'il fasse office de garde-manger pour en acheter un. Ou qu'il soit prouvé que le wifi est facilement accessible partout en France, y compris à la cité U Saint
Symphorien et sur la plage de la Marinela.
Et puis à choisir, ne vaut-il pas mieux cultiver sa différence, que dis-je, son style vintage, en adoptant pour 10 dollars un magnifique Tracphone ? (sûr le nom sonne un peu comme un piège). Un
fabuleux outil de l'ère post-Nokia 3310 avec écran couleur mais touches qui réagissent comme à l'époque des premiers Windows. Impatients s'abstenir. Le Tracfone cultive l'art de la relax', du
cool raoul, demain peut-être que le texto sera fini...
Et outre les merveilleuses sonneries qui font mal aux oreilles et
challengent tout individu
normalement constitué de se lever le matin, il y a ces subtiles fonctionnalités un peu cachées, exemple: l'art de bloquer le clavier en majuscules sans espoir de revenir aux minuscules...
Deux semaines plus tard, et après avoir pourtant demandé conseil à deux américains, réponse trouvée grâce à une fausse manip' et retour à la normale. Ah oui, c'est ma punition pour avoir été
une presque portable-addict l'an dernier. L'année alabamienne est décidément un trek en milieu hostile.
D'autant que le Tracfone, c'est aussi l'assurance que jamais vous ne serez ravi d'avoir un coup de fil ou des messages. Ce, pour la simple et bonne raison, que vous payez quand vous
émettez ET quand vous recevez des appels ET des textos. Ce fut une ruine au premier semestre, mais il faut croire que j'ai moins d'amis, je m'en sors pas trop mal en ce début de semestre :)
Pas convaincu ? Ok ok, puisque c'est ça, il se peut que je cède à la Apple's temptation et aille investir dans un Ipod shuffle - le plus petit qui ne sauvegarde que de la musique - pour
avoir quelque chose dans les oreilles quand je vais courir ou dans les transports. Et je mettrai mon Tracfone aux Enchères sur Ebay en retrouvant mon Samsung français...
"Lisa, stresse pas !"
Depuis combien de temps n'avez-vous pas entendu parler de mes crises de tétanie ? Hé hé, et pourtant, cela arrive, et c'est folklo. Une fois ce fut le petit doigt de la main gauche, complètement tordu et raide, sans raison apparente, pendant une bonne demi-heure.
La semaine dernière, en pleine révision de test à la bibliothèque à 23h20, ce fut la jambe gauche. Loïc était là, qui révisait son test d'italien. Il a pris soin de noter pour moi notre dialogue
:
Extraits choisis.
Et puis parfois, ce sont des réflexions spontanées de haute intelligence qui émergent en fin de soirée.
La première phrase tente de trouver une explication au pourquoi j'ai un p***** de mal aux
pieds dans toutes mes chaussures.
La deuxième phrase se voulait une explication simple au pourquoi le coloc de Loïc ne va pas passer ses coups de fil dans la chambre quand on essaie de regarder un film. Le ton était celui d'une
sincère pitié désolée.
[ce sont des captures d'écran du -- tous en choeur -- merveilleux Iphone]
Et OUI je mange ! Et OUI je vais faire des courses. Publix, un jeudi soir autour de 22h15.
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