Mardi 31 mars 2009

[titre en référence à la chanson "Sur le Pont de Brooklyn" composée par Alex Beaupain dans la B.O du film Les Chansons d'amour, de Christophe Honoré... qui se passe à Paris, mais bref...]

Parfois, mon année américaine relève du pur conte de fées... ou du pur mélo hollywoodien, si on veut une cohérence géographique. Parce qu'après les longues heures à travailler les devoirs à rendre, les tempêtes, les fortes pluies, les fantômes et autres souris de cuisine (oui c'est la nouvelle tendance du dorm en ce début de printemps: a mouse in the kitchen! après les cafards, c'est sûr, ça manquait!), mon Spring Break s'est tout à coup transformé en émerveillement continu, que dis-je en extase ininterrompue: New York, me revoilà !

Mercredi 18 mars. Soleil timide en Alabama à 7h20, Alan l'agent immobilier converse plaisamment de la situation économique et de mes projets d'avenir (euh??) tandis que nous roulons vers l'aéroport de Birmingham. Une fois là-bas, pleine de bonne volonté, je prends le temps d'étudier cinq verbes d'arabe, pas les plus utiles, mais enfin, c'est toujours ça de fait, et j'attends. Comme d'habitude dans un aéroport américain, les vols sont retardés, décalés, et je me vois déjà louper la correspondance à Charlotte, étant donné le fait que les gens du vol précédent ont embarqués à l'heure de mon propre vol et que nous sommes sommés d'attendre le prochain vol. Gloups, restons calme, et puis j'ai encore 25 verbes d'arabe à assimiler, alors bon. Finalement, appel au micro: il reste finalement quelques places sur un autre vol pour Charlotte, les quinze premiers qui se présentent au guichet - ou plus précisément, qui le prennent d'assaut - pourront accéder à l'avion. Dans ces cas-là, je suis d'une célérité redoutable. Et hop, me voici dans l'avion.

Ainsi la correspondance à Charlotte, je l'ai eue sans problème, et j'ai même pris le temps d'aller me chercher un bagel au déjeuner : la vie est belle !

Avec un peu de retard, Newark se profile sur les coups de 17h... ah le retour dans cet aéroport aurait presque des allures de retour à la maison. L'airtrain, la navette à 15 dollars, et le tout de jour cette fois ! L'air citadin, enfin, après plus de deux mois de Tuscaloose (un record), je commençais à sentir le renfermé.

Arrivée à PennStation, ma petite-valise-meilleure-amie de mon Winter Break suivant dans mon ombre, je me fais une petite balade vers la 6ème avenue, avance les yeux levés, regarde émerveillée les gens pressés... Vraiment, on sous-estime le caractère aliénant d'une vie concentrée sur un campus de Ploucland. En attendant Leslie, j'ai le temps de me poser à Borders (l'équivalent de Barnes & Nobles... la Fnac, quoi!) et de potasser sérieusement le Guide du Routard. Quand ma tuscaloosienne échappée de l'Alabama arrive de San Francisco et de l'aéroport JFK, il fait nuit, et je dois faire le tour complet de Penn Station pour aller la récupérer. Un coup de métro plus tard, quelques longues tergiversations entre 96th, 95th et 94th street West -- "mais elle est cachée où l'auberge?" -- nous arrivons enfin au Candy Hostel, et rencontrons le personnel pakistanais aimable comme une porte de prison. Il en faut plus pour me décourager: je me branche sur 3615Mylife pour leur raconter qu'il va nous falloir dormir à l'aéroport le dernier soir et que c'est pour ça que le nombre de nuits réservées semble en désaccord avec la date de départ, que ah bon, c'est vous qui gardez les clés en journée, et réservation à mon nom "di-i-L-eï-edj-eï-aï-s" (phonétiquement ça donne ça, oui). Trois étages plus tard, nous sommes chez nous, dans une sommaire chambre n°324 avec un grand lit, une fenêtre, une télé (que nous n'avons même pas essayé!) et un mini-placard. La première inspection des deux mini-salles de bain laisse à désirer, tant sur l'odeur que sur le visuel... Mais nous avons été fourni en petit savons de la marque "Lisa". C'est un signe: nous sommes au bon endroit, tout va bien se passer,  nous ne choperons pas de verrues.
... je me suis tout de même posée longuement la question de savoir s'ils faisaient faire des étiquettes à savon exprès fonction du nom de réservation. On peut toujours rêver que les auberges de jeunesse ait ce genre d'attention, n on ?

Affamées toutes les deux, nous ressortons dans le quartier pour trouver à dîner. Ce sera le Saïgon, restaurant viet cosy, peuplé, très bon rapport qualité/prix et indiqué dans le Routard. Que demander de plus ?

Ensuite, je décide d'un baptême new-yorkais pour Leslie par une virée à Times Square, où nous sommes en quelques stations (directes) de métro. Lumières, écrans géants, touristes, et même pas froid ! Yeux de petites filles émerveillées pour nous deux... on s'est baladées la tête en l'air jusqu'à 23h30. Réveillée depuis 5h45 ce matin-là (oui je suis longue à me préparer le matin!), la journée avait été suffisamment longue.


Jeudi 19 mars. Ce qui est bien avec Leslie, c'est que comme moi, elle est plutôt lève-tôt. Quand le réveil à 6h45 a sonné, elle était déjà réveillée. Nous sommes parties dans le quartier à la recherche d'un petit-déj' (non fourni par l'auberge). C'est presque rageant de comparer New York à cette affectueuse "T-Town": à croire que toutes les bakeries et cafés ont été concentrées dans quelques villes des USA quand à Tuscaloosa, on ne trouve rien de tout cela ! Donc après plusieurs comparaisons de prix entre Pain Quotidien, Café Lalo (message privé: oui Agathe, il y a un Café Lalo à New York et je suis sûre que Charlotte l'ignorait), ou basiques Starbucks, on s'est posées au Café Eighty-Two pour un bagel ou muffin blueberry toasté, selon les goûts. Clientèle d'habitués, personnel mexicain, patron italien au look de Don Diego de la Vega, ravi de venir voir toutes les cinq minutes si on allait bien et de nous parler quelques mots en français. Très quartier, très bien pour notre matin.

Armée de l'arme utile des touristes, le Guide du Routard, de la carte de métro conservée depuis le premier voyage, je nous organise la suite... Leslie, partie seule en début de semaine, avait du planifier toute seule son voyage à San Francisco de A à Z; elle comptait donc un peu plus sur moi pour New York... ce qui me convenait parfaitement, malgré mes premières craintes de devoir comprendre le métro random (sachant que la première fois, je suivais aveuglément Charlotte et Charlène dans les entrailles de la bête souterraine).

Nous sommes tout de même arrivées sans encombre à Battery Park pour une viste dans les règles de la Statue de la Liberté, et cette fois enfin, du musée d'Ellis Island. Nous avons eu le froid et la pluie, mais heureusement en intérieur, c'est pas trop gênant. C'était intéressant, et nous avons prolongé le plaisir des lieux par un veggie wrap à la cafét' d'Ellis Island.

Courageuses quand la pluie a plus ou moins stoppé, on est rentrées à Manhattan et avons flâné dans Wall Street, non sans avoir dégusté avant au Starbucks du coin une tarte aux cerises achetée sur un étal près du fameux bull.



Histoire de faire rimer money du quartier financier avec money dépensée, nous sommes ensuite allées sur la Cinquième Avenue pour nous faire l'Apple Store, F.A.O Schwartz (le grand magasin de jouets), Abercrombie, Disney Store, Zara, etc. On est descendues jusqu'à la Saint Patrick's church, le Rockfeller Center. On a ensuite marchées jusqu'à l'Empire State Building que Leslie a renoncé à monter (moi il n'en était pas question, la merveilleuse première fois étant encore fraîche dans ma mémoire), on est entrées dans Macy's...

L'heure du dîner approchant, on a repris le métro pour Chinatown. Je rêvais de dim sun, spécialités new-yorkaises de raviolis chinois, mais finalement, nous avons pris des plats plus basiques dans une sorte de cantine conviviale et peu chère. D'ailleurs, on s'est rendues compte après coup que le resto était noté dans le guide du Routard. Conseillé par ce dernier, on a ensuite déniché ZE chinese ice cream factory, où pour 3 dollars, on peut avoir des glaces en cup ou en cône d'un absolu délice. Nous y avons rencontré une équipe de vieux du Massachussets que ça a fait bien rigoler de nous savoir en Alabama le reste du temps. Comme quoi, y'a pas que moi qui dénote quelque chose de plouquerie dans la région de Forrest Gump. Nous avons poussé le vice par une seconde virée sur Times Square puis, les pieds en compote, sommes rentrés à l'auberge vers 23h30.


Vendredi 20 mars.
 Heureuse surprise au lever du deuxième jour: il neige ! Et puis pas qu'un peu, de gros flocons comme il se doit, collants, fro ids et aveuglants ! Ca tombe bien, on avait décidé la veille de pas aller bien loin pour le petit-déj: le Mcdo du coin ! NON ce n'est pas une honte, c'était une envie de ma part d'enfin goûter les Parfaits de Mcdo, leurs yaourts avec morceaux de fruits et granola, dont Leslie est fan. Et ben c'était très bon. Et l'ambiance du Mcdo à l'angle de Broadway et de la 96th Street, à 7h30 du matin (oui mesdames messieurs, on rentabilise le temps new yorkais), ça a quelque chose d'authentique d'assez agréable. Les clodos du coin, les enfants avec leurs cartables sur le dos, et les touristes allemandes qui papotent. En plus le café est gratuit avec tout achat entre 6 et 9 am. Si c'est pas la belle vie.

Pour rejoindre une station de métro qui nous conduirait au plus près des Nations Unis, nous avions choisi de traverser d'Ouest en Est Central Park, tout près. Sous la neige, donc. N'est-ce pas le rêve, de voir Central Park sous la neige ? N'est-ce pas mythique ? Réponse: double oui... Mais c'est bien froid aussi.

Juste avant ça, un arrêt "recherche de parapluie" pour Leslie s'est transformé en achat de M&M's peanut et M&M's peanut butter hihi. On a bien fait: on aurait pas eu besoin du parapluie tandis que les M&M's nous ont pleinement satisfaites.

Arrivées toutes enneigées dans l'Upper East Side, on se trouve un métro... et je nous fais nous arrêter à Grand Central Station, juste histoire de la jolie visite, avant que nous ne nous dirigions vers les Nations Unies.
Visite intéressante avec un guide suédois sympathique qui nous aime bien, si l'on en juge par les sourires bienveillants qu'ils nous adressent à chaque fois que l'une d'entre nous est la dernière, photo obligent, à rejoindre le groupe. Non parce que sinon, on déconne pas à l''ONU et la visite se fait légèrement au pas de course. Mais c'est intéressant. Et puis moi, je suis quand même une fan incontestée de Kofi Annan. D'ailleurs, je verrais bien un film sur sa vie où il serait joué par Morgan Freeman... mais c'est con, personne ne m'a encore contacté pour le scénario.
Première tentative frenchy de négocier le prix d'entrée: des réduc' étudiantes sont autorisées seulement sur présentation de la carte étudiante valide. Leslie et moi, tout à notre envie d'oublier la Tuscaloose, avons laissé les nôtres à l'auberge. Sur une idée de Leslie, nous sortons au guichetier rien de moins que notre très officiel et très sérieux I-20, le document hyper crucial qui va avec notre passeport et qui assure notre légalité en territoire européen. Et hop, quatre dollars de réduc".

Une bonne heure plus tard, nous sommes ressorties et il ne neige plus. On se balade autour des Tudor Buildings pas loin, du Chrysler Building assez près... et on reprend le métro pour Colombus Circle, juste histoire d'avoir un vrai repas au Whole Food. C'est simple, depuis ma première fois là-bas pour Thanksgiving sur les conseils d'une Charlotte inspirée, j'ai cherché un Whole Food partout où je suis passée. Sans en trouver la partie cafét' équivalente.

Le soleil s'était bien levé, il faisait un temps idéal pour une balade dans les quartiers. Découverte tant pour moi que pour Leslie, ce sera SoHo, ses boutiques chics, ses marques américaines, ses cafés, son Apple Store et ses vendeurs à étals sur le trottoir. Atmosphère très sympa, différente de l'agitation de la Cinquième Avenue, un peu plus européenne peut-être. Les lieux sont jolis, les tentations shopping nombreuses. D'ailleurs, on s'est prises au jeu:
Leslie a trouvé une petite trousse à L'Occitane qui lui plaisait. La vendeuse lui dit d'abord que c'est à 3 dollars, mais finalement, le passage en caisse révèle que c'est 6, désolée dit la vendeuse, la promo a expiré, je savais pas. Leslie est embêtée, hésite. Ne prendra pas, est déçue...
"Dis lui que tu le prends à 5, tu n'as que ça !" je lui glisse en français. Banco, gagné !

Un peu plus tard, devant le magasin Lucky Brand, ma tentation fashion absolue cette saison, je me console de leurs prix inimaginables en tombant sur une écharpe qui me plaît sur l'étal d'un vendeur indien ou mexicain. Le bonnet assorti, je le prendrais bien aussi. Et Leslie, elle prendrait bien aussi une écharpe... "On négocie ?" me demande-t-elle en français. J'opine. "Les trois pour 20 dollars!" (au lieu de 24 dollars, c'est honnête) je propose. Regard suspicieux de l'indien-mexicain qui m'a vu essayé tous les bonnets de son étal. Puis ok, gagné !

Nous avons célébré ça par une pause Starbucks. Et comme j'étais (enfin, après 7 mois américains) sur ma lancée shopping-plaisir, j'ai traîné Leslie dans l'Apple Store de SoHo pour me faire mon cadeau d'anniversaire: un Ipod shuffle, pour récompenser mes exploits de course à pied (inimaginables il y a quelques mois et sans les running shoes reçues à Noel, on est bien d'accord) et pallier le manque de mp3 en transport en commun... ou devrais-je dire en avion, puisqu'ici, il n'y a bien que ce type de transport qui serait susceptible d'être concerné. Je l'ai pris vert (l'Ipod, pas l'avion), assorti à l'écharpe et au bonnet. Je n'ai pas négocié, on se doute bien (à l'Apple Store ouais, bizarrement, j'ai pas tenté) mais le vendeur qui s'occupait de mon cas m'avait fait remarqué que nous avions la même cicatrice au sourcil. Ils en ont des tactiques pour aguicher le client, je vous le dis moi. Enfin je l'ai pris comme un signe (après les savons de la marque Lisa, qui osera dire que ce voyage n'était pas sous de bons auspices?).

Après Soho, Leslie et moi avons marché jusqu'à Greenwich village. Bon, si je nous ai tout le temps bien guidées dans les métros, j'avais un peu plus de mal avec le sens des rues et il est arrivé plusieurs fois qu'après deux blocs et avoir tourné la carte dans tous les sens, je dise: "euh non, c'était de l'autre côté". Donc autant dire que nous avons BEAUCOUP marché, et à pas rapide, s'il vous plaît ! Ce qui me connaisse n'auront pas de mal à imaginer que de base, je ne traîne pas... et bien ajoutez Leslie qui est encore plus rapide, et vous comprendrez le secret de nos mollets en béton. A Greenwich, nous avons traînassé dans la jolie boutique de fromages, nous avons admiré les bakeries aux milles et unes merveilles de patisserie, pris des photos devant les jolies maisons, et même donné à manger à un écureil !
C'était un rêve depuis que je suis aux USA et que j'en croise dix par jour sur le Quad de Tuscaloosa, je l'ai fait: tactique ? un appel d'offre d'abord, en lançant un morceau non loin,  puis ensuite je tends délicatement la main avec le reste de la noisette... et l'animal vient y grapiller nonchalamment. Une noisette ? Pardon, une cacahuète en réalité, et pas n'importe laquelle, verte elle aussi: il s'agissait d'un des derniers M&M's de Leslie... (ouais moi j'avais fini mon paquet depuis la visite de l'ONU mais la parcimonie sur ces trucs-là, je connais pas trop).

Toujours à pied, après un grand tour de Greenwich, nous avons rejoint Broadway, que nous avons remonté jusqu'à Union Square. On ne sentait plus nos pieds, quelques part souffrants le martyr au fond de nos bottes (à talons). On s'est posées une bonne heure dans les rayons de l'immense librairie "Strand" (ils disent en pub 18 miles de bouquins et je les crois; c'est le Gibert Jeune new-yorkais). Nous attendions, en fait, de nous organiser avec Albane, iutienne elle-aussi en année au Colorado, en Spring Break à New York avec son amoureux venu spécialement. En les attendant, nous avons eu le temps d'aller dîner... au Whole Food d'Union Square (cette fois ce n'était pas prémédité, je ne savais pas qu'il y en avait un là!).

La soirée s'est donc terminée dans un resto/bar mexicain pas loin du nom de Havana Café (quelle originalité!) avec Albane et Joel. Eux y ont dîné aussi. Papotages sympathiques. La fatigue me faisait perdre la vue, je voyais flou derrière mes lentilles, mais j'ai tout de même réussi à retrouver les correspondances de métro et à nous faire nous rentrer vers minuit.

Samedi 21 mars. Cela commençant à devenir une habitude, nous sortons tôt (vers 7h40) pour aller nous prendre notre petit-déj' au niveau de la 83th St. si je me souviens bien... L'envie du jour ? Un bagel. Nous nous sommes donc installées dans la partie bistrot-café du Zabar's, une célèbre épicerie fine du quartier. Il y avait plein de petits vieux qui lisaient le journal ou discutaient, et des travailleurs grignotant avant d'embaucher. Il faisait grand soleil, ce qui était idéal pour le programme du matin: une grande promenade dans Central Park. Magique.



Nous sommes descendues jusqu'à Colombus Circle où nous avons pris le métro et rejoint le quartier Chelsea, que je n'avais pas fait non plus la première fois. Là, un vieil entrpôt a été re-designé pour en faire un marché couvert assez sympathique où nous avons satisfait des envies culinaires de quiche, brownies de la marque Fat Witch ("grosse sorcière", nom évocateur du nombre de calories contenues dans ces gourmandises culpabilisatrices)  et autres tomates séchées (ces dernières, goûtées sur un petit cure-dent, resteront gravées dans ma mémoire tellement elles avaient vraiment bon goût).

Vers 14h, on quitte Chelsea en métro... et on se rend à Brooklyn. Après une balade tranquille sous les ponts, nous nous attaquons à la traversée. L'expérience est fabuleuse.

Arrivées à Manhattant nous refaisons le coin City Hall-Ground Zéro que nous avions passé un peu rapidement deux jours auparavant. Nos pieds sont quelque part dans les limbes des courbatures permanentes, nos cervicales aussi (chacune engrangeant appareil photo+guides+souvenirs+attirail de sac à main) dans un plus ou moins grand sac, et je suis en manque d'inspiration pour la suite. Je n'aime pas vraiment l'ambiance de Wall Street en fait, je ne m'y sens pas à l'aise... seraient-ce les fantômes du World Trade Center qui rôdent ? Toujours est-il que j'ai envie d'en bouger assez rapidement, mais pour aller où ?

Le coup d'oeil sur la carte du Routard nous fait remarquer que tiens, on n'a pas été se balader dans East Village. Qu'à cela ne tienne, c'est là que nous irons finir la journée. Après une pause thé-goûter au Starbucks d'Alstor Place, nous avons encore fait un tour assez complet de East Village, ses jolis façades cachées et ses rues plus touristiques (St Marks's street). Nous avons trouvé une petite crêperie assez french, qui proposait des crêpes à la crème de marron! mais comme il était encore un peu tôt pour manger, nous avons passé notre chemin...

Nos pas (et le métro) nous ont ramené une dernière fois sur Times Square, ses boutiques de souvenirs et son grand Toys'R'us. Avec, en guise de dîner, un vrai de vrai comme ça faisait très longtemps (la dernière fois à New York en fait) Menu Best Of Mcdo. Avec frites oui. Et burger. Et ben ça réconcilie avec la vie, parfois.

Ensuite, ce fut le début de la nuit blanche. C'est-à-dire, le retour à l'hôtel, la récupération des valises laissées dans des casiers fermés, l'impression des boarding pass, la pause au Mcdo du quartier pour prendre des yaourts pour le dessert que nous grignoterons un peu plus tard, la pause au 8 à 8 local pour des Kit Kat qui serveraient le même dessein, puis PennStation, l'achat de compotes, barres de céréales et boisson pour le petit-déj. Et l'attente. 

Peu avant minuit, la navette. Non contente de bien saisir le système des transports new yorkais désormais, je conseille même un américain sur son arrêt. C'est un peu la classe je dois dire. Ensuite, l'airtrain, le terminal de Newark et... la tentative de dormir dans un aéroport, qui revient à un échec assez fatal. Non, en vrai, j'ai dormi une heure. On avait cependant raté un truc avec Charlène la fois où on est restées coincées là-bas, il y a bien un truc d'ouvert: le Dunkin Donut. Peu importe d'ailleurs, car je n'y suis pas allée. 

Dimanche 22 mars. Après un petit-déj vers 3h30 du mat', l'attente, encore, puis le passage à la sécurité (un peu à l'aveuglette, car notre avion n'était même pas indiqué sur les tableaux de bord), puis l'embarquement vers 4h30. J'ai vaillament attendu le décollage... puis me suis profondément endormie jusqu'aux dix dernières minutes de vol.

À Charlotte (encore!), nous avons pris notre second petit-déj' vers 6h30 du mat'... Je dois dire que des nombreux aéroports testés, il reste mon préféré. Je le connais presque aussi bien que celui de Newark d'ailleurs; mais dans celui-ci, tout s'est toujours bien passé niveau correspondances et horaires de vol. J'ai vu sur les petites serviettes en papier qu'il nous file avec la boisson gratuite pendant le vol qu'une ligne Paris-Charlotte s'ouvrait à partir d'avril. Cool, comme ça je pourrais me faire des pèlerinages dans cet aéroport si un jour je m'embête. 
Nous avons enfin embarquées pour Birmingham. Là, c'est simple, je n'ai même pas senti le décollage. Heureusement qu'on était dans des avions et non des trains, on aurait certainement fini bien loin de notre destination, endormies comme nous étions.
Arrivée à Birmingham vers 8h08. En attendant un ami qui venait nous y chercher, on a eu tout loisir d'admirer le retour de Spring Break de la population locale: en sweat pants, shorts et casquettes, comme il se doit. Et beaucoup d'obèses aussi. Oui, nous étions vraiment de retour en Alabama. 
Par lili
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