C'est un peu comme à Fort Boyard. Jusqu'au dernier moment, on ne sait pas si le candidat va sortir à temps avec la clé... et finalement, pile avant que le sablier ne laisse s'écouler tout le
liquide bleuâtre, ou que la grille ne descende et "Félindra-tête de tigres!" les fasse sortir... ben tout le monde il sort sain et sauf.
Maintenant appliquez le concept à la Tuscalife version night. Moi aussi jusqu'aux derniers mois, le terme de "bar" m'était devenu inconnu, la notion de "se coucher tard" n'était
synonyme que de travail nocturne et le monde de la nuit était une abstraction parfaite seulement accessible par une ID qui indiquerait l'âge magique américain - 21 ans... et depuis le mois
d'avril ô joie ô magie! j'ai triomphé, enfin disons j'ai vieilli et me voici accepté dans le monde des djeuns américains et de leurs bars euphoriques (là je suis dans l'hyperbole ne vous méprenez
pas).
Donc comme quoi il y a de l'espoir... Comme quoi oui, même en Amérique, même en Alabama, même à Tuscaloosa, il est possible de croire au concept de "vie sociale"... ç'aurait été con de
rater ça... Ou COMMENT AIMER TUSCALOOSA.
Petit mémo au cas où j'ai un Guide du Routard-Tuscaloosa à écrire un jour:
[les légendes des photos apparaissent quand vous passez la souris dessus]
[impossible de télécharger certaines photos d'ambiance pourtant bien jolies, désolée]
Innisfree. Grand pub à la déco de bois avec terrasse, musique très forte, à mi-chemin entre le campus et le Strip. C'est là où j'ai fini ma soirée d'anniversaire. Element
notable: que des dudes en polo ou t-shirts couleurs vives avec ces bermudas ou pantalons beige affreux. Beaucoup trop de casquettes et de big guys américains. Big guys
américains: pas "gros" mais "regular american size", grand et costaud quoi. Pas forcément musclé mais large, imposant. Vous ai-je déjà dit que les grands mecs fins sont une vraie
minorité ici? Bon pour les iutiens qui voudraient une vraie comparaison, disons que les Hervé sont une race en disparition tandis que les Mathieu sont les hot guys du lieu. C'est
simple non ? Et puis Innisfree, c'est aussi le bar des frat', des mecs issus des Fraternités, ces fils de riches qui vivent dans des belles maisons, font la fête et se prennent pour les rois
du monde, ou du moins pour l'espèce supérieure du campus. L'ambiance n'en est cependant pour le moins pas déplaisante, mais pour y avoir débarqué le soir de mes 21 ans avec Warren et me rendre
compte qu'il était le SEUL mec black du lieu, c'est tout de même déroutant. J'y suis retourné une deuxième fois avec Daniel, ses potes, Alex et Gabriele... mais pour y retrouver Jessica, Drew et
leurs potes, ainsi que John et ses potes. Le monde est petit.
Little Willies. THE best place in town, à mon sens. Un bar plus cosy, avec la musique trop forte encore une fois mais c'est du jazz, donc c'est supportable - si tant est que le
son ne sature pas, ce qui était parfois le cas la fois où je m'y suis rendu. Le jeudi soir, 3 dollars de "cover" (l'entrée) et ensuite les bouteilles de vin sont à moitié prix. Et
croyez-moi, trouvez un bar qui ne serve pas que de la bière, c'est difficile. Et... j'aime PAS la bière. Le soir où nous y sommes allés, j'avais réussi un coup de maître dans l'organisation,
puisque j'avais réussi à rassembler Alex, Gabriele, Gavin (qui servait aussi de chauffeur), Alex, un pote qui bosse avec moi à la télé, et Jessica. Et sur place, j'ai eu droit à un "hug" de Dave,
qui bosse aussi à la télé et qui se trouvait là avec girlfriend&co.
Le tout sur les coups de 23h et jusqu'à deux heures du mat'. Sans rien payer, puisque Gavin m'a offert la "cover" et a payé la première bouteille de vin. Une bien agréable soirée.
1831. Downtown aussi. Le chiffre correspond à l'année de création de l'université. C'est un bar étroit, avec peu de tables et un comptoir, d'apparence un peu plus routière et
crados que les deux précédents. J'y ai rencontré ceux que les Américains appelles des "red necks" (nous on dirait classe popu un peu casos). Le seul atout de ce bar, c'est q
ue
mon pote John y chante.... et il chante bien, mais à part ça, euh... on repassera pour le lieu.
Tammerson's pub. Situé à côté du précédent, d'ailleurs j'ai fait les deux dans la même soirée. L'un c'était pour aller voir John jouer, l'autre pour échapper aux casos du
précédent et aller discuter ciné avec Vince, avenir avec Drew et siroter une vodka-orange avec Jessica. Vaste pub assez sombre avec billards et mini-scènes pour concert. Ne pas oublier de prendre
sa veste pour quand on est à l'INTERIEUR. Hé oui, l'été est de retour et avec lui, mon combat contre la clim.
Downtown pub. Comme son nom l'indique, il est aussi downtown. Grand, plutôt très peuplé et pas seulement d'étudiants, avec billards, télés, et ambiance sonore un peu trop forte. Les
bières sont pas chères, mes compagnons de sortie sont donc généralement enchantés de cet endroit. Moi je n'aime pas.
Nous y étions mardi dernier. Alex et Gabriele avaient assisté à la projection de documentaires réalisés par des étudiants avec Daniel (non mais les loulous européens, dites moi si vous avez
besoin d'amis, hein, je vous présenterai les miens!) tandis que je couvrais la-dite projection pour la télé locale avec l'autre Alex. On s'est ensuite tous retrouvés dans ce pub, avec les équipes
étudiantes des documentaires. Et un troisième pote Alex, était là aussi. C'était bien jusqu'à ce que je sois fatiguée de regarder les autres boire de la bière tandis que mon lit me
manquait... Daniel étant à mon sens trop bourré pour conduire, je me suis faite ramenée par mon amie Ginger, retrouvée sur place.
Oui, comme vous voyez, Tuscaloosa est PETIT donc c'est comme d'aller à Carrouf à Anglet: on y croise tout le temps quelqu'un que l'on connaît.